C’était quand on s’aimait encore, il croyait en moi et en mes capacités à écrire et produire. Il avait créé un espace pour moi, pour mes mots et mes sujets d’intérêt… jusqu’à hier cet espace à survécu mais dans un accès de colère habituelle, Vitor a, hier soir, tout détruit. Lust-In-Translation est mort.
C’est un grand vide que je ressens. C”est donc définitivement finit. Les derniers liens qui nous unissaient sont morts, il n’y a plus rien entre nous que du ressentiment, de la colère et des souvenirs.
Lust-in-translation est mort, je ne connaitrai jamais le vrai potentiel de ce site, une centaine de visiteurs par jour lisaient nos mots. Ils n’ont pas eu de préavis.
Je voulais lui discuter avec lui, il a tout supprimé, le point de non retour était atteint. Je ne rencontrerai probablement jamais personne qui me fera autant confiance pour mener avec moi un projet de ce type, je ne rencontrerai probablement jamais personne qui me fera autant mal. Il ne rencontrera probablement jamais une personne aussi dévouée, il ne connaitra probablement jamais quelqu’un qui lui fait un vivre un tel enfer après la rupture.
J’ai décidé, je ne répondrai pas à sa provocation, Lit est mort le jour où il m’a trompé, Lit est mort le jour où je suis partie à Lisbonne, Lit est mort le jour où elle est revenue du Brésil, Lit a été enterré ce jeudi alors qu’il était à Bristol.
De la tristesse mais une vague de soulagement, j’aimais ce site, j’y croyais et j’en étais fière, mais c’était devenu impossible…
Écrire pour quelqu’un qui vous hait et vous menace, Écrire pour quelqu’un qui vous fait chanter, il a tué Lit parce que je voulais discuter, il a tué Lit parce que je ne voulais pas cesser de dire que je l’aimais.
Il a blâmé mes sentiments, il m’a puni de ne pas accepter la rupture, de ne pas respecter sa nouvelle relation, de revivre la trahison au quotidien. Je suis coupable, je le sais, je devance déjà ses mots et ses sentiments.
J’aimais Lit parce que c’était le souvenir de cette relation, la nostalgie de cette période où l’on se comprenait et ou l’on faisait des projets ensemble. C’est douloureux comme la rupture, comme les mensonges, LIT est mort et je dois l’accepter.
Vitor l’a tué, je ne lui en veux pas, je ne lui en veux plus.
Je garde en moi l’espoir que les choses évolueront.
Je suis naïve me dira t- on ! comment pardonner quelqu’un qui a usé de tant de violence?
je me vis comme responsable, si je n’étais pas partie? si j’avais plus lutter? si je n’avais pas ce besoin permanent de lui parler ? je sais qu’il tient à moi….
J’aimerai arrêter de me poser des questions, arrêter de chercher en moi la culpabilité et les réponses. Ses réactions, autant de violence et de sentiments forts qui me confortent “il me hait”…
On ne hait que les personnes que l’on a vraiment aimé!
Lust-In-Translation est mort, vive Lust-In-Translation.